Prévention

Prévention cancer féminin

Les mesures préventives de base en termes d’hygiène de vie

Parmi les agents responsables de certains cancers vus précédemment, il est possible d’en éviter certains, ou tout du moins de les contrôler. Les campagnes de prévention sur les risques liés à la surexposition solaire, sur les infections sexuellement transmissibles, sur le tabagisme ou la pollution vont dans ce sens, de même que l’interdiction de l’amiante par exemple. On estime ainsi qu’avec la suppression du tabac, une consommation d’alcool modérée, une bonne protection contre les rayons solaires, une alimentation variée et équilibrée et une activité physique régulière, on peut réduire d’environ 50 % son risque de cancer.

Cancer et alimentation

Avoir une alimentation équilibrée et variée est très important. On sait maintenant qu’il existe dans l’alimentation des éléments protecteurs, qui peuvent freiner l’apparition de certains cancers, et des éléments favorisant la survenue de cancers.

Le Fonds Mondial de Recherche contre le Cancer (FMRC) a émis des recommandations qui s’inscrivent d’ailleurs dans un contexte global de prévention des maladies chroniques. En effet, une alimentation non équilibrée, trop grasse, trop sucrée et ne comportant pas assez de fruits et légumes entraîne une augmentation importante de la survenue de maladies telles que les cancers, le diabète et les maladies cardiovasculaires. Une alimentation insuffisante en fibres (présentes dans les légumes et fruits) est associée avec la survenue accrue de cancers du tube digestif (cancer du côlon).

Il est important également d’éviter le surpoids en maintenant votre indice de masse corporelle (IMC, calculé en divisant votre poids par votre taille au carré) dans les valeurs recommandées (IMC inférieur à 25 pour un adulte). Parlez-en avec votre médecin ou à un(e) diététicien(ne), qui vous expliquera comment adapter votre alimentation à vos besoins, de façon à maintenir un « poids de forme ».

Quelques règles :

  • Plus de fruits et de légumes, qui ont un effet protecteur sur la vie des cellules, et apportent des vitamines et des minéraux antioxydants

  • Moins de viande et de graisses animales, et plus de poisson

  • Moins de sel ou d’aliments conservés par salage

  • Limitez les aliments très caloriques et évitez les boissons sucrées

Cancer et alcool

Plusieurs études épidémiologiques ont démontré la relation entre cancer et alcool, et actuellement on dispose de preuves suffisantes sur le potentiel cancérigène des boissons alcoolisées. L’effet de celles-ci dépend des doses absorbées.

L’alcool lui-même n’est pas la seule substance incriminée, d’autres substances sont mises en cause, telles que celles issues de la fermentation, ou certains additifs utilisés dans la préparation. L’alcool, en particulier associé au tabac, augmente de façon certaine la survenue de plusieurs types de cancers : cancer buccal et cancer du pharynx, du larynx et de l’œsophage, cancer du foie, cancer colorectal. En ce qui concerne le cancer du sein, les conclusions ne sont pas définitives, mais le rôle de l’alcool est probable.

Quelques conseils :

  • Consommez principalement de l’eau et des boissons non alcoolisées, notamment entre les repas

  • L’eau doit être la boisson de base pendant les repas

  • Si vous consommez de l’alcool, faites-le en petites quantités et de façon occasionnelle (moins d’un verre par jour)

Cancer et activité physique

Il est essentiel de pratiquer 30 minutes ou plus d’activité physique tous les jours. 
Plus vous bougerez, plus vous réduirez votre risque de cancer !

C’est également une des recommandations du FMRC. L’effet préventif est incontestable, même s’il n’est pas identique pour tous les types de cancer.

Par activité physique, on n’entend pas obligatoirement la pratique d’un sport, mais juste de « bouger », c’est-à-dire d’éviter les habitudes sédentaires, comme rester longtemps assise devant la télévision. Vous pouvez facilement « bouger » plus dans vos activités au quotidien : marcher d’un bon pas, prendre les escaliers, promener votre chien, jardiner, vous déplacer à pied plutôt qu’en voiture sur certains trajets…

La pratique d’une activité physique ou d’un sport doit être un loisir pour vous, cela doit vous plaire ! Elle doit également correspondre à votre style de vie, à votre capacité physique, et tenir compte de vos disponibilités. Les possibilités sont particulièrement nombreuses et chacun peut les réaliser à son rythme : footing, gymnastique ou danse, natation, bicyclette, exercices en salle… Pour renforcer votre motivation et la convivialité, pensez également à pratiquer certaines activités avec vos proches, vos amis.

Pour en savoir plus :

  • site de la Ligue contre le cancer :
    www.ligue-cancer.net

  • site du FMRC, Fonds Mondial de Recherche contre le Cancer :
    www.fmrc.fr et « Les recommandations pour la prévention du cancer »

  • site d’Europa Donna, Coalition Européenne Contre le Cancer du Sein :
    www.europadonna.fr

L’intérêt du suivi médical et du dépistage précoce des cancers

Les mesures préventives ne suffisent pas toujours, et c’est là qu’intervient le dépistage. Les progrès médicaux permettent aujourd’hui de pouvoir détecter des formes peu développées de cancer ; plus le dépistage est précoce, plus on améliore ses chances de survie. Les cancers du sein, du colon et du rectum, ou du col de l’utérus, font d’ailleurs l’objet d’une attention toute particulière, notamment à certains âges de la vie.

par exemple :
depuis 2004, un dispositif mis en place sur l’ensemble du territoire permet aux femmes de 50 à 74 ans de bénéficier tous les deux ans d’un dépistage du cancer du sein pris en charge à 100 %. Ce programme s’accompagne d’une campagne d’information et d’incitation, « Octobre rose », organisée tous les ans au mois d’octobre par l’Institut National du Cancer. S’il est pris en charge à ses débuts, le cancer du sein est guérissable dans la plupart des cas.

le cancer colorectal :
il peut être guéri dans plus de 90 % des cas s’il est diagnostiqué tôt. C’est pourquoi un dépistage est proposé aux hommes et aux femmes de 50 à 74 ans sur tout le territoire. Tous les deux ans, les personnes concernées reçoivent une invitation à venir retirer un test chez leur médecin traitant.

cancer du col de l’utérus :
contrairement aux deux cancers cités précédemment, il ne fait pas l’objet d’un dépistage organisé sur l’ensemble du territoire, il est individuel et réalisé à l’initiative du médecin traitant ou du gynécologue. On recommande cependant à toutes les femmes âgées de 25 à 65 ans, vaccinées ou non, de se faire dépister.

cancer de la peau :
il peut être décelé par un auto-examen régulier de la peau, à la recherche d’un changement de l’aspect des grains de beauté ou de l’apparition de taches pigmentées. Les dermatologues organisent maintenant chaque année une journée nationale de dépistage des cancers de la peau, en proposant une consultation gratuite et anonyme (www.syndicatdermatos.org).

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