Principaux cancers

Principaux cancers féminins

Quels sont-ils ?

Le cancer du sein(5)

Il s’agit d’une tumeur maligne qui se développe au niveau de la glande mammaire ; en France, une femme sur onze a eu, a ou aura un cancer du sein au cours de sa vie.

C’est un cancer qu’on connaît mieux aujourd’hui, ce qui permet d’améliorer son diagnostic et son traitement. Il en existe différents types, selon l’endroit du sein à partir duquel il se développe. C’est le cancer le plus fréquent chez la femme dans les pays occidentaux, il atteint les femmes à des âges différents, mais apparaît le plus souvent autour de 60 ans : près de la moitié des cas sont diagnostiqués entre 50 et 69 ans.

Toutefois, un cas sur 5 concerne une femme entre 40 et 49 ans. Plusieurs études scientifiques ont mis en évidence certains facteurs de risque qui favorisent un cancer du sein :

  • l’âge : le risque augmente avec l’âge, comme pour la plupart des cancers et des maladies cardiovasculaires • une puberté précoce (1ères règles avant 12 ans) ou une ménopause tardive (après 55 ans)

  • le fait de ne pas avoir eu d’enfants ou une première grossesse tardive

  • la prise prolongée d’hormones (pilule ou traitement hormonal substitutif de la ménopause). Attention, toutes les autorités médicales ne sont pas d’accord sur ce point qui fait polémique. Cela concernerait notamment davantage les traitements anciens que ceux qui sont plus récents et surtout plus faiblement dosés.

  • l’hérédité : un petit nombre de cancers du sein sont liés à des facteurs familiaux ou génétiques (plusieurs femmes de la même famille touchées par ce cancer, une femme de la même famille touchée avant l’âge de 40 ans)

NB : posséder une ou plusieurs de ces caractéristiques n’entraîne pas forcément un cancer du sein.

À l’inverse, les études ont identifié des facteurs protecteurs ; en effet, la plupart des tumeurs du sein se développent sous l’influence des hormones qui imprègnent celui-ci :

  • avoir un 1er enfant avant 30 ans, la grossesse entraînant une maturité complète des cellules du sein, qui les protège

  • allaiter ses enfants de façon prolongée, au minimum pendant les six premiers mois

  • contrôler son poids, notamment à la ménopause

  • éviter les acides gras d’origine industrielle (produits manufacturés tels que gâteaux, chips, viennoiseries…)

  • limiter la consommation d’alcool, qui modifie le métabolisme de certaines hormones (moins d’un verre par jour, voir le chapitre Cancer et alcool)

  • avoir une activité physique régulière, au moins 30 mn par jour (voir le chapitre Cancer et activité physique)

Les signes qui doivent vous alerter :

Une grosseur ou une anomalie au niveau du sein (écoulement, rétractation du mamelon, asymétrie, changement d’aspect de la peau), ou une « boule » au niveau de l’aisselle. Consultez alors un médecin pour qu’il effectue les examens nécessaires.

Le cancer du sein : 40% pourraient être évités en agissant sur le mode de vie !

Vous pouvez faire la différence et réduire les risques en :

  • maintenant un poids optimal

  • buvant moins d’alcool

  • pratiquant une activité physique

Conclusions du rapport d’experts (publié en 2007, mis à jour en 2009) du FMRC, Fonds Mondial de Recherche contre le Cancer, suite à une étude complète sur le mode de vie des femmes et le cancer du sein. www.fmrc.fr/comment_prevenir/les_differents_cancers 

Le cancer de l’utérus(6)

On distingue deux types :

  • le cancer du col de l’utérus et le cancer du corps de l’utérus, appelé encore cancer de l’endomètre, du nom de la muqueuse qui tapisse l’intérieur de l’utérus.

  • le cancer du col est, après le cancer du sein, un des cancers les plus fréquents chez la femme.

On compte tous les ans 23 nouveaux cas pour 100 000 femmes. Il survient chez la femme le plus souvent avant la ménopause.

Le cancer du col de l’utérus peut être précédé de « dysplasies » ou lésions des cellules 10 ou 15 ans auparavant, ou être initié par la présence de certains virus, de la famille des Papillomavirus, retrouvés dans 99% des cas.

Il s’agit d’une infection sexuellement transmissible, contractée dès le début de la vie sexuelle. Ces virus peuvent provoquer des lésions bénignes, appelées condylomes, ou des lésions précancéreuses. Certains facteurs favorisent la contamination virale : la précocité des rapports sexuels, et des partenaires multiples, d’autres, l’aggravation des lésions : le tabagisme (risque multiplié par 2,4) ou un déficit immunitaire.

Les signes qui doivent vous alerter :

Des pertes anormales, ou de légers saignements entre les règles ou après la ménopause.

Le cancer du corps de l’utérus tend à devenir plus fréquent que celui du col de l’utérus ou des ovaires. Il se manifeste habituellement après la ménopause, et sa fréquence augmente avec l’âge. Il s’observe plus fréquemment en cas de surpoids et de régime hypercalorique, c’est pourquoi on le retrouve associé à d’autres troubles tels que l’obésité, l’hypertension ou le diabète.

Les signes d’alerte sont les mêmes que pour le cancer du col.

Cancer de l’ovaire(7)

Une femme sur 70 développe un cancer de l’ovaire au cours de sa vie. C’est le 5ème cancer féminin, après ceux du sein, du colon, de l’utérus et de l’estomac, concernant dans la plupart des cas les femmes de plus de 45 ans.

Il se manifeste souvent entre 60 et 70 ans, et est souvent grave, car les premiers symptômes étant peu significatifs, le diagnostic se fait à un stade relativement avancé.

Il s’agit de la première cause de décès par cancer gynécologique après le cancer du sein.

Il peut se développer soit sur un ovaire, soit sur les deux, et apparaît dans l’ovaire ou à sa surface sous forme d’un kyste. Au premier stade, il n’atteint pas d’autres organes ; au stade 2, il atteint d’autres organes proches comme l’utérus. Ces deux stades sont qualifiés de précoces. Au stade 3, le cancer s’étend à d’autres endroits de l’abdomen ou aux ganglions lymphatiques. Au stade 4, il se propage au foie, voire en dehors de l’abdomen. Ces stades 3 et 4 sont qualifiés d’avancés.


Il semble qu’il n’y ait pas réellement de facteurs prédisposant au cancer de l’ovaire. Le taux de survie moyen des cancers de l'ovaire est d'un peu plus de 30 % à 5 ans, alors qu’en comparaison pour le cancer du sein, il est d'environ 75 % à 5 ans. Pourtant, lorsque le diagnostic est précoce alors que la tumeur est limitée à un ou aux deux ovaires, les chances de guérison sont de 90 % à 5 ans.

Les signes qui doivent vous alerter :

Une sensation de poids au niveau du ventre, des douleurs, une augmentation de volume de l’abdomen. Mais aussi d’autres symptômes non spécifiques, tels que des troubles gynécologiques, des troubles digestifs, des signes de compression de la vessie…

(5) comprendre le cancer du sein, collection SOR ; le cancer du sein, collection soigner, ARC
(6) les cancers de l’appareil génital féminin, ligue nationale contre le cancer
(7) comprendre le cancer de l’ovaire, collection SOR

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